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Maladies transmissibles à l’homme : quelles zoonoses et quels animaux sont concernés en Île-de-France

  • Photo du rédacteur: Jean-Michel Renard
    Jean-Michel Renard
  • 24 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 16 heures

Une zoonose est une maladie pouvant être transmise de l’animal à l’être humain. En Île-de-France, le risque est généralement faible mais réel, surtout lors de contacts indirects (déjections, poussières), de morsures ou de piqûres. L’objectif n’est pas d’alarmer, mais de comprendre quels animaux peuvent être concernés, par quels mécanismes, et quels réflexes simples réduisent fortement les risques.


Combien existe-t-il de maladies transmissibles de l’animal à l’homme


Il n’existe pas un nombre unique de zoonoses reconnu mondialement. En France, les autorités sanitaires s’appuient sur un référentiel d’environ quarante maladies suivies, dont seule une partie concerne réellement la faune sauvage présente en milieu urbain ou périurbain.


Dans la très grande majorité des situations, le risque dépend davantage du type de contact (déjections, poussières, morsure) que de l’animal lui-même.


Principales voies de transmission


Les transmissions observées reposent principalement sur trois mécanismes.


Le contact avec l’environnement souillé: Urines, fientes, poussières ou sols contaminés peuvent exposer indirectement, notamment lors de nettoyages sans protection (caves, combles, abris).


Les morsures ou griffures: Elles exposent surtout à des infections bactériennes locales, parfois plus sérieuses selon la profondeur et la zone touchée.


Les vecteurs: Certaines maladies sont transmises non par l’animal visible, mais par des parasites comme les tiques ou les insectes piqueurs.


Animaux de la liste APAPPC et zoonoses associées


Les associations ci-dessous correspondent aux situations les plus connues, sans que l’animal soit systématiquement porteur.


Rongeurs et espèces semi-aquatiques


Associé indirectement à la leptospirose via l’eau ou les sols souillés par l’urine.


Même type de risque environnemental que le rat musqué, principalement en zones humides.


Peut être porteur de parasites transmissibles par contact indirect, risque surtout lié aux déjections.


Peut être associé à certaines bactéries transmises par contact ou par l’environnement, risque faible en contexte urbain.


Carnivores terrestres


Peut être associé à des parasites et bactéries transmissibles indirectement. Les morsures restent très rares mais doivent toujours être évaluées médicalement.


Risque surtout indirect par les déjections dans les combles ou dépendances.


Profil proche de la fouine, risque faible hors contact direct.


Peut être associé à certaines bactéries en cas de morsure, situation exceptionnelle.


Risque très faible, principalement indirect.


Oiseaux


Associé à des risques respiratoires lors de l’inhalation de poussières issues de fientes accumulées.


Pour ces espèces, le risque est principalement environnemental (fientes, poussières), notamment lors de nettoyages sans protection.


Espèces exotiques envahissantes


Risque lié aux déjections en grand nombre dans les parcs et plans d’eau.


Peut être associé à des parasites transmissibles indirectement ; tout contact doit être évité.


Risque faible mais possible en cas de morsure ou manipulation.


Grand gibier


Peut être porteur de maladies transmissibles par contact direct ou environnemental. Les situations à risque concernent surtout les blessures, collisions ou manipulations.


Signaux qui justifient une vigilance accrue


  • morsure ou griffure profonde

  • plaie à la main, au visage ou près d’une articulation

  • fièvre après exposition à un environnement souillé

  • contact direct avec un animal blessé ou affaibli

  • nettoyage de fientes ou de zones très souillées sans protection


Prévention simple et efficace


  • éviter toute manipulation directe d’un animal sauvage• porter des gants et limiter les poussières lors du nettoyage

  • sécuriser les déchets et les sources de nourriture

  • empêcher l’installation durable dans le bâti (anti-retour)

  • consulter rapidement en cas de blessure ou de doute médical


Liens utiles

Fiches “Prédateurs” : https://apappc.com/predateurs

Catégorie “Réglementation” : https://apappc.com/blog/categories/reglementation

Catégorie “Prévention” : https://apappc.com/blog/categories/prevention

Demande d’intervention / déclaration : https://apappc.com/declaration-de-degats


Questions fréquentes :

Un animal est-il forcément dangereux s’il est porteur d’une zoonose ?

Non. La plupart des animaux ne transmettent rien sans contact particulier. Le risque dépend surtout de l’exposition.

Faut-il désinfecter systématiquement après un contact indirect ?

Oui, surtout après nettoyage de fientes ou de zones souillées. C’est une mesure simple et efficace.

Pourquoi limiter les intrusions réduit aussi le risque sanitaire ?

Moins d’animaux installés dans le bâti signifie moins de déjections, moins de poussières contaminées et moins de contacts à risque.


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