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Les idées reçues les plus courantes sur la faune sauvage

  • Photo du rédacteur: Jean-Michel Renard
    Jean-Michel Renard
  • 30 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 16 heures

En Île-de-France, la faune sauvage est de plus en plus visible autour des habitations : renards, fouines, rongeurs, oiseaux opportunistes, parfois chauves-souris dans les bâtiments. Le problème n’est pas uniquement la présence des animaux, mais surtout les réactions qu’elle déclenche. Beaucoup de gestes “logiques” sont en réalité contre-productifs, voire risqués. Voici les idées reçues les plus fréquentes, et les bons réflexes à adopter.


Idée reçue 1 : “S’il est en ville, c’est qu’il est perdu”


Faux, la ville et le périurbain offrent souvent nourriture, abris et corridors de déplacement. Un renard en ville en Île-de-France n’est pas forcément en détresse. Il peut être en chasse, en transit ou en exploration. La présence devient problématique surtout si l’animal s’installe, s’approche trop, ou si des attracteurs (déchets, nourriture) le fixent durablement.


Bon réflexe

Supprimer ce qui attire, observer, et éviter d’encourager la présence par des apports alimentaires.


Idée reçue 2 : “Il faut le nourrir, sinon il va mourir”


C’est une des erreurs les plus courantes. Nourrir un animal sauvage près d’une maison en Île-de-France a presque toujours l’effet inverse de celui recherché : l’animal perd sa méfiance, revient, puis attire d’autres individus. On transforme une présence ponctuelle en situation répétitive. Cela augmente aussi les risques de contact, donc de morsure ou de conflit avec des animaux domestiques.


Bon réflexe

Ne jamais nourrir. Sécuriser les poubelles, le compost et toute nourriture extérieure.


Idée reçue 3 : “Nuisible = j’ai le droit de faire n’importe quoi”


Faux. “Nuisible” est un mot de langage courant, mais la réglementation des animaux sauvages en Île-de-France dépend surtout de l’espèce, de la période et du contexte. Certaines espèces sont protégées, d’autres sont encadrées par des règles locales, et dans tous les cas une action mal conduite peut aggraver la situation ou créer un risque sanitaire.


Bon réflexe

Avant toute capture d’un animal sauvage en Île-de-France, il faut identifier l’espèce et vérifier le cadre applicable. En cas de doute, éviter l’improvisation et demander un diagnostic.


Idée reçue 4 : “Je bouche le trou et le problème est réglé”


C’est très fréquent pour une fouine dans les combles ou un animal dans un plafond. Le souci est double : si l’animal est encore à l’intérieur, on crée stress, dégâts, odeurs, et parfois des comportements de grattage intensifs. Même si l’animal est sorti, boucher un point sans diagnostic peut être inefficace, car l’accès réel est ailleurs.


Bon réflexe

Repérer les zones d’entrée probables, observer les horaires, et privilégier une approche structurée : diagnostic, action adaptée, puis sécurisation anti-retour.


Idée reçue 5 : “S’il sort le jour, c’est qu’il est malade”


Pas forcément. Certains animaux peuvent être actifs en journée, selon la saison, la pression humaine, la recherche de nourriture ou la présence de jeunes. Le vrai signal d’alerte, ce sont plutôt des comportements anormaux : désorientation, paralysie, agressivité inexpliquée, incapacité à fuir, blessures visibles.


Bon réflexe

Garder ses distances. Ne pas manipuler. Si un risque est identifié, demander une aide spécialisée.


Idée reçue 6 : “Les produits et pièges vendus en magasin règlent tout”


Dans les faits, les solutions “miracle” sont rarement durables. Sans traitement de la cause (accès, nourriture, abris), la récidive est très fréquente. Dans le bâti, une mauvaise méthode peut déplacer le problème, augmenter les nuisances, ou créer un danger.


Bon réflexe

Toujours traiter la cause. La prévention et l’anti-retour sont ce qui fait la différence sur le long terme.


Idée reçue 7 : “Si je ne le vois plus pendant 3 jours, c’est fini”


Souvent faux. Beaucoup d’animaux ont des cycles de passage et des horaires. Une absence courte ne signifie pas que la zone n’est plus exploitée. Si l’attracteur est toujours là, la présence revient, parfois avec un autre individu.


Bon réflexe

Mettre en place des mesures de prévention dès les premiers signes, sans attendre le “retour”.


Idée reçue 8 : “Je peux le capturer et le relâcher plus loin”


C’est une fausse bonne idée. Le risque est triple : morsure, stress animal, et non-conformité au cadre. De plus, relâcher “plus loin” ne résout pas l’attracteur chez toi. L’animal ou un autre reviendra. C’est aussi une raison fréquente d’échecs sur les cas d’intervention animal sauvage en Île-de-France.


Bon réflexe

Supprimer l’attracteur et sécuriser les accès. Si une intervention est nécessaire, elle doit être encadrée, proportionnée, et suivie d’une sécurisation anti-retour.


Que faire concrètement si tu es concerné en Île-de-France


Si tu constates une présence animale, commence par sécuriser déchets et nourriture, réduire les abris faciles, et observer les signes. Si l’animal entre dans le bâti, s’il y a dégâts, risque pour les personnes ou récidive malgré les mesures, une intervention devient pertinente. L’objectif n’est pas “d’agir vite”, mais d’agir juste : diagnostic, action adaptée, prévention durable.


Liens utiles

Fiches “Prédateurs” : https://apappc.com/predateurs

Catégorie “Réglementation” : https://apappc.com/blog/categories/reglementation

Catégorie “Prévention” : https://apappc.com/blog/categories/prevention

Demande d’intervention / déclaration : https://apappc.com/declaration-de-degats


Questions fréquentes :

Pourquoi voit-on plus d’animaux sauvages près des maisons en Île-de-France ?

Parce que la nourriture, les abris et les corridors verts facilitent leur présence, surtout si des attracteurs sont disponibles.

Nourrir un renard en ville, est-ce une bonne idée ?

Non. Cela fixe sa présence, augmente les risques de contact et favorise les récidives.

J’ai une fouine dans les combles : je bouche l’entrée ?

Pas sans diagnostic. Il faut éviter de bloquer un animal à l’intérieur et sécuriser correctement le vrai point d’accès.

Puis-je capturer un animal et le relâcher ailleurs ?

C’est déconseillé et potentiellement non conforme selon l’espèce. La solution durable est de traiter la cause et sécuriser l’accès.


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