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0 Fiche de recensement des dégâts par les particuliers

Le lien ci-dessous permet aux particuliers de remplir en quelques minutes la fiche de recensement des dégâts qu\'ils ont subi de la part des animaux sauvage


Les résultats automatisés sont centralisés et comptabilisés par saison cynégétique, par département, par espèces et contribueront à composer le dossier de l\'Association des piégeurs agréés qui sera communiqué aux différents Préfets des départements 75, 92, 93 et 94 (Paris Petite Couronne) pour qu\'ils déterminent le classement des espèces nuisibles au cours du prochain Conseil Départemental  de la Chasse et de la Faune Sauvage.

http://goo.gl/forms/SjpXO8mqSz

1 LE PIEGEAGE DES ANIMAUX NUISIBLES

Le piégeage des animaux classés Nuisibles

Les différentes dispositions relatives au piégeage des animaux classés nuisibles sont stipulées dans un arrêté ministériel du 29 janvier 2007 modifié le 18 septembre 2009. Le piégeage est le principal moyen pour gérer les animaux « nuisibles » et limiter les dommages.

Une espèce n'est pas « nuisible » en soi mais, en raison des risques qu'elle peut faire courir à la santé humaine ou à la sécurité publique, de l'importance des dégâts ou des dommages qu'elle occasionne aux activités humaines ou encore de l'impact de sa prédation sur des espèces parfois rares ou sensibles. Il est souvent nécessaire d'en limiter les effectifs, sans pour autant nuire à l'avenir de l'espèce elle-même.

Il n'est pas question d'éradiquer une espèce, mais bien de permettre la régulation des individus qui causent des dommages !

L'action de régulation effectuée par les piégeurs agréés est mieux comprise dès lors qu'ils interviennent à proximité des habitations pour le compte d'un particulier, d'un professionnel ou d'une collectivité. Ce service, intervient souvent après les dégâts. Faute de pouvoir intervenir d'une façon préventive en milieu urbain.

"Plusieurs espèces présentes peuvent créer, ou créent des dommages aux activités des habitants"

Ce sont les fouines dans les combles et leur isolation; ce sont les renards et les fouines, dans les poulaillers; ce sont les fouines sur les voitures et la survenance de pannes inopinées par câbles rongés; ce peut être la présence de renards dans les jardins, le vide sanitaire des habitations, dans les entrepôts, dans les bacs à sable des jardins d'enfant, avec le risque de l'échinococcose. L'ensemble de ces risques n'est pas exhaustif, mais des dommages se produisent régulièrement.

Afin de recenser les dommages causés, nous proposons « aux victimes » de remplir une fiche de renseignement adaptée aux éventuels cas que vous rencontrez.
Le recensement de dommages ne peut être exhaustif, mais sans ce travail, notamment par votre intermédiaire, la prévention des dégâts pourrait être rendue quasiment impossible.

La synthèse de ces fiches permettra à Monsieur le Préfet de chacun des départements de Paris et de la petite couronne de prendre les mesures adaptées à la situation et selon l'issue de permettre aux piégeurs d'intervenir à nouveau.

 

2 La Fouine

LA FOUINE Martes foina

 

Description

La fouine, mammifère carnivore, appartient à la famille des mustélidés. Elle est présente sur tout le territoire national.

Son pelage se compose de longs poils brun grisâtres à leur extrémité et de poils de bourre gris clair. Sa gorge est ornée d'un plastron blanc, de forme variable qui se prolonge souvent sur les pattes avant.

La fouine est une habile grimpeuse et les pelotes digitales nues luis donnent une meilleure adhérence sur la pierre.

Le dimorphisme sexuel est à l'avantage du mâle qui est un peu plus long et lourd que la femelle.


Tête + corps (cm) Queue (cm) Poids (g)
Mâle 43 à 50 23 à 27 1700 à 2500
Femelle 40 à 50 23 à 25 1100 à 1500


Indices de présence

Il ne serait pas possible de distinguer les traces de la fouine de celles de la martre si cette dernière n'avait pas un système pileux très développé sous les pattes.

La trace des pieds de la fouine mesure environ 3 ,5 x 3 cm.

Les fécès de la fouine mesurent de 4 à 11 cm de long pour une largeur d'environ 1 cm.

Elles sont torsadées, recourbées et se terminent d'un côté par une pointe effilée.

La fouine défèque régulièrement aux mêmes endroits, en particulier à proximité du gîte et laisse également quelques fécès le long de ses axes de déplacement.


Habitat

Fréquentant à l'origine les milieux rocheux, les pierriers et les éboulis de montagne, la fouine s'est parfaitement adaptée à l'habitat humain.

Elle se rencontre fréquemment à proximité des villages, gîtant même dans les greniers et les tas de paille.

La fouine possède un gîte principal dans un endroit quelconque du domaine vital et plusieurs gîtes secondaires.


Régime alimentaire

Le régime alimentaire de la fouine est extrêmement varié, quasi omnivore, ce qui fait considérer la fouine comme un prédateur généraliste voire opportuniste car elle exploite les catégories alimentaires les plus abondantes.

Martes foina consomme des petits mammifères, des oiseaux, des œufs, des fruits, des baies, des insectes, des vers de terre et toutes sortes de déchets abandonnés par les hommes.

Son régime alimentaire est essentiellement carné en hiver et omnivore à dominante frugivore en été et en automne.

Elle consomme environ le dixième de son poids corporel par jour, soit 150 g.


Reproduction

La reproduction de la fouine est caractérisée par le phénomène de l'ovo-implantation différée.

- accouplement : juin à août
- l'œuf fécondé ne s'implante dans la muqueuse que 8 mois plus tard
- naissance : fin mars à mai après une gestation réelle de 56 jours

La fouine n'a qu'une portée par an, comportant de 2 à 7 jeunes avec une moyenne de 3 jeunes par portée.

Les zones de mise bas sont souvent dans la paille et le foin des granges ou des greniers. L'allaitement des petits dure de 3 à 5 semaines. Pendant l'élevage des jeunes, la fouine apporte de nombreuses proies.


Activité

L'activité de la fouine est principalement nocturne. En hiver, elle est plus active de jour probablement à cause de la difficulté de recherche de nourriture.

Ses déplacements quotidiens sont très importants et elle rayonne à une distance comprise entre 500 et 1000 mètres de son gîte.

La distance journalière parcourue peut être de l'ordre de 10 km.

La prise d'activité a lieu dans l'heure qui suit le coucher du soleil et les sorties peuvent durer de 6 à 7 heures.

Le retour se fait généralement avant le lever du soleil.

 

 

3 Le renard

LE RENARD

Le renard est mammifère carnivore, canidé au museau pointu aux oreilles droites et à la queue touffue,  dont l'aire de répartition est la plus étendue.

En France, il est présent dans tous les départements.

 

Description

 

Le renard est un animal de taille moyenne, plutôt bas sur pattes et facilement reconnaissable à son museau allongé, ses grandes oreilles et sa longue queue touffue.

 

 

Tête + Corps

Queue

Poids

Hauteur

Mâle et Femelle

57 à 80 cm

33 à 43 cm

4 à 11 kg

35 à 40 cm

 

Indices de présence

Les traces de pattes ne laissent apparaître que quatre doigts, bien qu'il en ait cinq aux antérieurs et quatre aux postérieurs.

 Par conséquent, la confusion avec celle du chien est largement possible mais le renard a le pied étroit et allongé et les deux pelotes digitales du centre sont disposées plus en avant.

 

Habitat

Vulpes vulpes n'est pas un animal typiquement forestier. On le trouve aussi bien en milieu ouvert qu'en milieu fermé.

 De plus, il est présent dans les milieux les plus divers : il vit aussi bien dans les zones sauvages qu'à proximité ou dans des centres urbains. Il a besoin d'un endroit tranquille à l'abri de l'homme pour son repas diurne.

 Les abris choisis ne sont qu'exceptionnellement des terriers (mise bas, intempéries, refuge.....). Ils utilisent aussi des fourrés, ronciers, souches comme sites refuge.

 

 ♦ Alimentation

Très variée, ses besoins alimentaires sont d'environ 500 g de nourriture par jour et son régime est omnivore.

 Il comprend les rongeurs, les baies, les fruits et les déchets d'origine humaine qui représentent aussi des ressources alimentaires.

 La préférence pour les lapins et les campagnols résulte d'une efficacité particulière de la technique de la chasse en milieu ouvert.

 La chasse s'effectue en patrouillant le domaine vital à la recherche des parcelles favorables qui sont ensuite exploitées intensément.

 

Reproduction

 

Le déclenchement de l'activité sexuelle est lié à la photopériode. L'accouplement a lieu entre le 15 décembre et le 15 janvier et les naissances en mars-avril.

 La durée de gestation est de l'ordre de 52 à 53 jours.

 Le nombre de jeunes par portée varie de 4 à 7 renardeaux qui naissent noirs et aveugles.

 Mais, moins de 50 % des jeunes arrivent à la première année de reproduction.

 

Activité

 

Le renard est un animal généralement nocturne. La facilité d'accès à la nourriture et le dérangement sont les facteurs déterminants pour son rythme d'activité, plus que les contraintes climatiques.

Les déplacements sur le domaine vital (300 à 400 ha) sont réguliers en particulier le matin ou le soir entre les sites de repos et de nourrissage.

 Les excursions nocturnes sont de l'ordre de 10 à 15 km par nuit.

 

 ♦ Avenir

En France, l'espèce vulpine est hors danger, voire en progression sur l'aspect répartition géographique.

En effet, on l'observe de plus en plus en milieu urbain et périurbain.

Le renard peut être vecteur de  maladies transmissibles à l'homme et aux animaux domestiques (rage, leishmaniose, echinoccocose alvéolaire, trichinose).

La vaccination orale de l'espèce contre la rage a été pratiquée par l'ERZ.

 

 

 

 

4 Le Ragondin

LE RAGONDIN : Myocastor coypus

 

Introduit à la fin du 19ème siècle en provenance d'Amérique du Sud, le ragondin a colonisé une large partie de l'hexagone, à l'exception de la Corse et des milieux montagnards.

Ce gros rongeur de teinte gris-brun est facilement reconnaissable à ses grandes moustaches et à ses longues incisives orangées.

On observe que ses pattes arrières sont palmées à l'inverse de ses antérieurs. Le Myocastor possède une queue arrondie mesurant de 30 à 40 cm.

La femelle est pourvue de mamelons dorso-latéraux qui lui permettent, le cas échéant, l'allaitement des jeunes dans l'eau.

− Poids : 5 à 10 kg
− longueur : 40 à 60 cm + 30 à 45 cm de queue
− nombre de portées / an : 1 ou 2
− nombre de jeunes : 2 à 7 par portée
− Activité : nocturne et diurne ; son activité est plutôt diurne et discrète.

Habitat 

Rongeur semi-aquatique, le ragondin l'accommode de nombreux types de zones humides. On le rencontre autour des plans d'eaux calmes et des rivières à courant lent, où la végétation est abondante.

Généralement, il creuse son gîte dans les berges, sous les racines d'arbres ou en élargissant un ancien terrier de rat musqué. Son terrier est peu profond et en cul de sac. Dans certaines régions, il s'aménage des gîtes à l'air libre tapissés de feuilles de roseaux, de graminées ou de carex, sur lesquelles il s'installe pour décortiquer les épis de graminées et de maïs.

Dans les milieux cultivés, il n'hésite pas à fourrager dans les cultures, en particulier dans le maïs, où ses dégâts peuvent être importants.


Alimentation

Le ragondin consomme de nombreuses plantes aquatiques, en adaptant son régime alimentaire à la saison :
- printemps : joncs, carex, pousses de roseaux ;
- été : graminées, céréales (surtout le maïs), lentilles d'eau ;
- automne : graminées et épis de maïs ;
- hiver : racines et des jeunes écorces.


Reproduction

La reproduction a lieu toute l'année mais surtout en fin d'hiver et au début de l'automne.

Après 128 à 132 jours de gestation, la femelle donne naissance de 2 à 7 jeunes par portée.


Avenir

Malgré une forte pression de régulation réalisée par le piégeage, l'espèce est en pleine expansion démographique sur tout le territoire national (milieu agricole ou périurbain)

Le ragondin commet de nombreux dégâts aux cultures et aux berges des rivières, des canaux et des étangs.

 

l'Etourneau sansonnet

L'ETOURNEAU SANSONNET : Sturnus vulgaris

 

Oiseau commensal de l'homme, Sturnus vulgaris a une queue courte et un long bec pointu.

Le vol de l'étourneau est direct, rapide, montrant des ailes pointues.


Description

De la taille du merle noir, son plumage est noir parsemé de brun. A la lumière, il apparaît des reflets violacés bleutés.

Son bec est noir à sa base puis jaune de la moitié à l'extrémité des mandibules.

Ses pattes sont orangées.

Il se distingue du merle par sa vie sociable car plusieurs milliers d'individus peuvent se rassembler et former de véritables « nuages noirs ».


Habitat

L'étourneau fréquente les zones cultivées, les lisières des bois, les parcs et les villes.


Alimentation

Le régime alimentaire de Sturnus vulgaris se compose de graines, de baies et de feuilles.

Il apprécie aussi le maïs ensilage qui à l'origine est destiné à l'élevage bovin. Cette ressource alimentaire est complétée par le pillage des vergers (cerisiers, pommiers,...), des vignobles et des oliveraies.


Reproduction

Le nid est confectionné dans des trous d'arbres et à l'intérieur d'édifices bâtis.


Activité

Cet oiseau peut être sédentaire, erratique et migrateur. Dans le troisième cas, en automne et en hiver, les oiseaux se rassemblent en grandes colonies bruyantes qui peuvent hiverner en France ou gagner l'Afrique du Nord.


Avenir

Il occasionne de nombreux dégâts :
- pollution sonore lors des rassemblements d'oiseaux,
- destruction des arbres et arbustes supportant un poids important (rassemblement sur un même arbre),
- pollution organique (milieu aquatique pollué lorsqu'une roselière est utilisée comme zone dortoir),
- nuisances olfactives en milieu urbain (déjections abondantes et corrosives souillant les sites de façon désastreuse).

Pour remédier à ces inconvénients, différentes techniques sont utilisées :
- effarouchement acoustique (enregistrement de cris de détresse), déplacement du problème vers un autre site,
- épandage de produits chimiques sur les dortoirs, coût élevé,
- piégeage : la régulation de cette espèce est faiblement réaliséesur l'ensemble du territoire français),
- la chasse : seuls les nouveaux permis tirent sur cet oiseau, peu de résultats.

Les effectifs de population de Sturnus vulgaris augmentent d'année en année et leur présence sur certaines zones représente un réel problème. En conséquence, cet oiseau au plumage pointillé de vert redingote est hors danger d'extinction pour les années à venir.

 

La corneille noire

LA CORNEILLE NOIRE : Corvus corone corone

 

Toute noire avec des reflets verts à la lumière, la corneille a un vol lent et régulier ; elle plane rarement.

Pouvant vivre jusqu'à 70 ans, cet oiseau vit en couple uni à vie et peut se regrouper le soir en dortoir.


Description

Oiseau de taille moyenne, elle mesure 46 cm et l'envergure de ses ailes atteint une dimension de 95 cm.

A l'inverse de son cousin le corbeau, Corvus corone corone possède un puissant bec noir garni de poils à la base.


Habitat

La corneille noire fréquente les plaines cultivées et habitées avec des arbres, les marais et les rivages.

Elle utilise aussi les terrains boisés, les forêts claires. Les décharges publiques représentent un potentiel alimentaire non négligeable pour cette espèce.


Alimentation

Son régime alimentaire est constitué d'insectes, de vers, de limaces, de souris, de produits céréaliers et de baies forestières.

Pilleur de nids incontestable, cet oiseau recherche aussi les oisillons de perdrix, de faisans ou de canards, les lapereaux et les levrauts.

Dotée d'une vue perçante, posée sur un arbre, Corvus corone corone peut détecter ses proies à plusieurs mètres. A l'aide de son puissant bec, elle tue les animaux repérés puis les consomme sur place.


Reproduction

Les corneilles noires atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de deux ans.

Le couple (uni à vie) s'accouple à partir de février. La femelle alors fécondée pont ses œufs (4 à 5) de mars à juin.

Elle les couve pendant une durée de 18 à 21 jours. Les jeunes corneilles sont nidicoles pendant 30 à 35 jours, puis prennent leur premier envol.


Avenir

Espèce hors danger.

 

 

La pie bavarde

LA PIE BAVARDE : Pica pica

Espèce facilement reconnaissable par son plumage qui se constitue de noir et de blanc.

Dans la nature, aucune confusion avec une autre espèce n'est possible.


Description

Pica pica possède un bec puissant et une queue pouvant atteindre 15 à 20 cm.

Ce corvidé mesure 46 cm de long et l'envergure des ailes s'étend jusqu'à 60 cm.

Son plumage panaché de blanc et de noir a fréquemment des reflets vert bleuté.

Les pattes de la pie sont entièrement noires et se terminent par des doigts puissants.


Habitat

On l'observe dans des milieux divers et variés tels que les bocages, les zones agricoles, les buissons, les parcs, les jardins et de plus en plus en milieu urbain et périurbain.


Alimentation

Espèce commensale de l'homme, la pie bavarde est un oiseau omnivore au même titre que les corbeaux.

Son régime alimentaire se compose de fruits, de graines, d'insectes, d'œufs et charognes.

Les oisillons et les diverses petites proies (petits rongeurs) constituent aussi une ressource alimentaire.


Reproduction

La pie vit en couple uni à vie. Elle niche aussi bien dans les grands arbres que dans les buissons. La ponte des œufs s'étend de la période d'avril à juin et après 17 à 18 jours d'incubation, les 5 à 6 œufs de la couvée éclosent.

Afin d'optimiser la réussite de la couvée, la pie confectionne un toit de branchettes sur le nid.

Les petits restent au nid pendant 22 à 27 jours, puis prennent leur envol.

Ce méfiant et bruyant corvidé ne réalise qu'une seule couvée par an.

Avenir

La pie bavarde est une espèce hors danger d'extinction.

 

 

Le corbeau freux

LA CORNEILLE NOIRE : Corvus corone corone

 

Toute noire avec des reflets verts à la lumière, la corneille a un vol lent et régulier ; elle plane rarement.

Pouvant vivre jusqu'à 70 ans, cet oiseau vit en couple uni à vie et peut se regrouper le soir en dortoir.


Description

Oiseau de taille moyenne, elle mesure 46 cm et l'envergure de ses ailes atteint une dimension de 95 cm.

A l'inverse de son cousin le corbeau, Corvus corone corone possède un puissant bec noir garni de poils à la base.


Habitat

La corneille noire fréquente les plaines cultivées et habitées avec des arbres, les marais et les rivages.

Elle utilise aussi les terrains boisés, les forêts claires. Les décharges publiques représentent un potentiel alimentaire non négligeable pour cette espèce.


Alimentation

Son régime alimentaire est constitué d'insectes, de vers, de limaces, de souris, de produits céréaliers et de baies forestières.

Pilleur de nids incontestable, cet oiseau recherche aussi les oisillons de perdrix, de faisans ou de canards, les lapereaux et les levrauts.

Dotée d'une vue perçante, posée sur un arbre, Corvus corone corone peut détecter ses proies à plusieurs mètres. A l'aide de son puissant bec, elle tue les animaux repérés puis les consomme sur place.


Reproduction

Les corneilles noires atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de deux ans.

Le couple (uni à vie) s'accouple à partir de février. La femelle alors fécondée pont ses œufs (4 à 5) de mars à juin.

Elle les couve pendant une durée de 18 à 21 jours. Les jeunes corneilles sont nidicoles pendant 30 à 35 jours, puis prennent leur premier envol.


Avenir

Espèce hors danger.

 

Le Lapin de garenne

 

Le Lapin de Garenne - Oryctolagus cuniculus

 

Description

 

Petit mammifères de l'ordre des lagomorphes et de la famille des léporidés, ils ne sont pas des rongeurs. Ils s'en différencient par plusieurs critères dont la présence à la mâchoire supérieure d'une deuxième paire d'incisives, plus petite et situées à l'arrière des premières.

Sa taille augmente du sud au nord ainsi qu'avec l'altitude, en même temps que diminue l'intensité de la coloration de son pelage.

Le poids moyen des adultes en hiver varie d'environ 1200 g dans le Sud-est à 1400 g dans le Centre et l'ouest et 1600 g dans le nord ou certains individus atteignent près de deux kg.

La longueur moyenne du corps et de l'ordre de 42 cm (38 à 46 cm) et celle des oreilles de 7 cm (6,5 cm à 7,5 cm).

Pour le lapin de Garenne, il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre les deux sexes. Seul un examen des organes génitaux externes (animal en main) permet de les différencier.

 

 ♦ Indices de présence

- Les grattis sont de petites concavités creusées à la surface du sol, de 5 à 15 cm de profondeur et de longueur.

- Les empreintes (sur un sol assez ferme) des pattes arrières mesurent de 4,5 cm sur 2,5 cm (contre 6 cm sur 3,5 cm pour le Lièvre).

- Les crottes sont produites en très grandes quantités (500 à 800 par jour), o, les trouve à l'entrée des terriers, sur les coulées, les grattis et les rabouillères. Certaines d'entres-elles sont imprégnées d'un mucus odorant et déposés par les lapins d'un même groupe sur les latrines. Les dépôts sont moins fréquents pour les dominés. Une latrine peut contenir plusieurs centaines voire plusieurs milliers de crottes.

 

♦ Habitat

L'espèce est présente en France en dessous de 1500 mètres et dans des milieux très divers. Toutefois, le lapin a besoins de trois éléments indispensables : un sol profond et filtrant, des garennes ou des couverts pour installer des gîtes et des sites d'alimentation.

La Garenne se constitue de terriers, très souvent interconnectés. Les plus simples se composent  d'un terrier et de deux entrées. La profondeur moyenne d'une garenne est de 0,5 à 1 mètre au maximum, elle varie bien entendue avec la nature du sol.

 

♦ Régime alimentaire

Le régime alimentaire du lapin est strictement herbivore du type opportuniste. Sa préférence va aux graminées, notamment cultivées.

Aussi, les écorçages, la consommation de bourgeons, de pousses de vignes, de jeunes arbres et de quelques fruits ou légumes sont fréquents chez Oryctolagus cuniculus. Lorsqu'il y a forte concentration d'individus sur un même secteur, on observe un front d'abroutissement caractéristique de l'espèce sur certaines parcelles en végétation.

 

♦ Reproduction

La reproduction du lapin de Garenne, en France, a lieu toute l'année. Cependant, la période principale des naissances débute fin janvier - début février et se termine vers le mois de septembre selon les conditions climatiques.

La capacité de reproduction du lapin est forte. On observe en moyenne qu'une lapine donne naissance à 10 / 15 lapereaux en 2 à 5 portées de 3 à 5 jeunes par an.

Gestation : 30 jours environ, la lapine peut être saillie dès le jour de la mise bas puis tous les 7 jours s'il n'y a pas eu fécondation.

Naissances : dans une rabouillère, petit terrier à entrée unique de 50 à 80 cm de long. La femelle y confectionne un nid avec de l'herbe sèche et des poils.

Allaitement : un mois environ, puis l'alimentation devient identique à celle de l'adulte

 

♦ Rythme d'activité

L'activité du lapin de Garenne est principalement nocturne, mais aussi crépusculaire et matinale, les principales période de repos (au terrier ou au gîte) et d'activité ne sont pas continues. Durant la nuit l'activité est entrecoupée de petits épisodes de repos et il est rare que plus des 2/3 des animaux soient actifs en même temps/

30 à 60 % du temps est réservé à l'alimentation, jusqu'à 20 % aux relations sociales et le reste à la toilette et la « farniente »

 

 Avenir

Certains facteurs agissent fortement sur les populations, ils sont :

- Les maladies : V.H.D. (Viral Haemorrhagic Disease), myxomatose.

- Les travaux de récolte (fauche, etc.)

- Les brûlages ou écobuages, etc.

- Les infrastructures routières.

Le Pigeon ramier

LE PIGEON RAMIER : Columba palumbus

 

Description

Le pigeon ramier est d'aspect gris bleu sur le dessus et plus clair sur le dessous.

L'extrémité de sa queue est presque noire et ses pattes sont rouges violacés à rose vif.

La palombe ou pigeon ramier ne présente aucun dimorphisme sexuel.

Le ramier mesure 41 cm de long et ses ailes de 24 à 25 cm déployées.

Son poids varie de 400 à 600 g.

On distingue le ramier au colombin et au biset par des tâches blanches situées de chaque côté du cou et par un bec rose vif qui à l'extrémité est jaune.

Sur ses ailes, on observe une large bande blanche longitudinale.

Le pigeon ramier a deux mues annuelles :
- au printemps en mai,
- en automne en octobre.


Habitat

Le pigeon ramier fréquente les milieux boisés et agricoles.

On l'observe dans de multiples milieux naturels comme les bois, les boqueteaux, les parcs, les allées et les zones céréalières.


Alimentation

Les pigeons sont essentiellement des oiseaux frugivores et granivores.

L'alimentation se compose :
- de graines de toutes sortes jusqu'à la grosseur d'un gland,
- de semences de conifères,
- de baies,
- de bourgeons et de feuilles.

En hiver, le régime alimentaire est constitué essentiellement de feuilles de choux, de trèfle et de colza.

A cette saison, la palombe consomme énormément de glands et de faines.

Parfois, l'alimentation est agrémentée de vers, d'escargots, de chenilles et de pucerons.

Au printemps et en été, le pigeon se dirige vers les zones agricoles où ils prélèvent les semences agricoles de pois et de maïs.


Reproduction

La saison de reproduction débute par des parades nuptiales facilement détectables à l'œil nu. En effet, le mâle s'élève à plusieurs reprises dans l'air en claquant des ailes, puis se laisse redescendre en planant. Ensuite, il s'approche de la femelle, sautille en déployant sa queue et la pique du bec derrière l'aile.

Avec l'accord de la femelle, l'accouplement a lieu à proximité du nid.

Le nid du pigeon ramier se situe sur un arbre, dans une enfourchure, à une hauteur comprise entre 5 et 20 mètres de préférence en lisière de bois (éventuellement à l'angle d'un bâtiment).

Le nombre de couvées par an s'étend de 3 à 4 avec 2 ou 3 œufs par ponte.

L'époque des pontes débute au mois d'avril et se termine en septembre.

A la naissance, les jeunes ramiers sont recouverts d'un duvet jaunâtre clairsemé, laissant apparaître la peau rose bleutée.

Les oisillons sont couvés par la mère pendant une dizaine de jours.

Pendant trois à quatre semaines, les jeunes restent au nid puis dès la fin de la quatrième semaine, ils deviennent « volants ».


Activité

En France, Columba palumbus est une espèce sédentaire ou migratrice.

Les populations du nord de l'Europe sont toutes migratrices et leur vie est rythmée par les saisons.

Le départ pour la migration hivernale débute en septembre et se termine en novembre. Avant de partir, les ramiers se rassemblent sur des arbres puis se dirigent en nombre important vers :
- le sud ouest de la France,
- l'Italie,
- l'Espagne
- l'Afrique du Nord.

Les haltes migratoires sont réalisées en fonction des ressources alimentaires. Ils s'arrêtent sur des lieux où la nourriture est abondante.

L'hiver terminé, les mêmes mouvements de retour vers les sites de reproduction s'étendent de février à avril.
Le pigeon ramier a une activité essentiellement diurne.


 

 

 

 

Le Rat musqué

LE RAT MUSQUE : Ondatra zibethicus

 

Le rat musqué est originaire d'Amérique du Nord.

Actuellement, toute la France est colonisée à l'exception de la Corse par cette espèce.

Cet animal présente l'allure d'un gros campagnol. Deux particularités le caractérisent :
- une queue noirâtre couverte d'une peau écailleuse, aplatie latéralement ;
- les doigts des pattes arrières sont légèrement palmés.

Le rat musqué est un très bon nageur.

− Poids : 1 kg au plus
− Longueur : 30 à 50 cm ; queue : 20 à 25 cm
− Pelage : dos brun foncé uni ; ventre plus clair
− Nombre de portées/an : 2 à 3
− Nombre de jeunes par portée : 6 à 7
− Activité : nocturne et diurne

Habitat

Le rat musqué creuse des terriers bien structurés. L'hiver, l'entrée des terriers est au dessus de la surface de la glace ; l'été, elle se situe sous le niveau de l'eau.

La galerie à un diamètre de 15 à 18 cm.

Les animaux peuvent demeurer à une dizaine d'individus (jeunes et adultes) dans le même terrier.


Alimentation

Ondatra zybethicus dévore des tubercules et des plantes aquatiques qu'il sectionne au bas de la tige. Il consomme aussi la végétation se développant sur la berge (graminées, jonc, carex).

Cette espèce apprécie aussi la nourriture animale comme les mollusques, les écrevisses, les pontes et larves d'amphibiens.

En fin d'été, il recherche particulièrement le maïs.

Dans certaines conditions du milieu (marais), le rat musqué édifie des huttes qui sont des amas de plantes de 2 mètres de diamètre et d'une hauteur hors d'eau de 0,5 à 1,5 mètres.

A proximité de la hutte principale, d'autres plus petites sont utilisées comme salle à manger ou abris secondaire en cas de nécessité.

 

Le sanglier

LE SANGLIER Sus scrofa

Autre nom : Bête noire.

Animal nomade, bien plus par nécessité que par besoin naturel, on le rencontre un peu partout en France

Description

Ongulé non ruminant, le sanglier est un gros animal au corps massif et tête (hure) massive, triangulaire (surtout chez le mâle ; cou court ; long museau (groin) mobile ; sa denture est bien spécifique. les quatre canines méritent quelque attention : les deux inférieures sont les défenses ; les deux supérieures sont les grès. Les laies sont en général moins fortement armés les canines toujours plus grêles, s'aiguisent à peine l'une sur l'autre.

Sa couleur est variable, allant du brun foncé à un gris plus ou moins argenté ou au jaune paille ; ce sont des animaux bruns, tendant, tendant parfois au noir.
Le pelage d'été est plus clair et plus court que celui de l'hiver ; Il apparaît en mai pour être remplacé, dès le mois d'octobre par la bourre d'hiver ; au milieu de laquelle émergent des soies épaisses.

Adultes, il atteint 0,90 m à 1,10 m au garrot, avec une longueur totale 1,80 m la queue dont la longueur n'est pas négligeable, varie de 15 à 30 cm ; la femelle ou laie, la porte basse, alors que chez le mâle elle est portée droite ou même incurvée vers le haut et se termine par un petit panache.
Son poids atteint, en France 150 kg et même quelques fois plus.


♦ Habitat

Le sanglier est un animal de Forêts feuillus et mixtes il s'y cantonne à sa guise selon les saisons : en été, il choisit les bordures de plaine et la proximité des étangs ; en hiver, les fourrés épais, les ravins encaissés près des points d'eau, et les pentes favorablement orientées.

♦ Nourriture

Le sanglier fait ses mangeures la nuit. D'un éclectisme alimentaire total, il lui faut la quantité et la qualité ; sa goinfrerie l'entraine à bien des excès en été dans les champs de céréales et en automne dans les pièces de pomme de terre, de betteraves et de maïs.
Il ne dédaigne pas pour autant les racines et les vers blancs, les vers de terre ; Il aime les fruits des arbres des forêts : faines, châtaignes et surtout les glands. Il complète souvent cette nourriture par des aliments azotés : mulots, œufs de toutes sortes, lapins , faisandeaux, jeunes faons, ou même des animaux morts.

♦ Mode de vie

Diurne et nocturne ; le jour, se repose souvent dans une bauge et se roule dans la boue (soins corporels). Vit en hardes familiales de plusieurs femelles et marcassins ; mâles adultes généralement solitaire (en dehors du rut). Pendant le rut, les mâles se battent pour les femelles. Les jeunes naissent généralement dans un nid de brindilles (chaudron).


♦ Reproduction

Le rut du sanglier commence quelques fois dans la dernière quinzaine de novembre et dure jusqu'au mois de janvier, mais plus ordinairement il a lieu dans le mois de décembre. Il n'y a guère que les races bâtardes qui entrent en chaleur un peu plus tôt et qui quoique rarement, éprouvent le sentiment deux fois par an.
Une portée de 3 à 10 jeunes en mars avril ; sevrés à 3 mois, ils prennent la nourriture solide dès la deuxième semaine ; changement de pelage vers 10-12 semaines. Indépendance vers 6 mois, maturité sexuelle à 9-12 mois.

♦ Avenir

Cette espèce est en augmentation constante. Elle est devenue très importante et cause des dégâts aux cultures, des accidents de la circulation. Le piégeage du sanglier est interdit. C'est en battue simple, battue avec chiens ou battue peignée - qu'il est le plus fréquemment chassé ou détruit.

 

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